La biomasse
- 08 oct
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La biomasse, de quoi parle-t-on ?
Le projet E-CHO utilisera environ 300 000 tonnes de biomasse sèche par an. Issue du monde végétal, cette biomasse constitue une source renouvelable de carbone et proviendra des filières agricole, forestière et bois-déchets.
Les différentes ressources sont sélectionnées en fonction de leur conformité réglementaire, de leur disponibilité, de leur coût et de la nécessité de préserver un partage équilibré avec les autres utilisateurs.
E-CHO n’utilisera pas :
- pas de matières humides privilégiées pour la méthanisation, comme les effluents d’élevage ou les boues de stations d’épuration ;
- pas de cultures agricoles en concurrence avec l’alimentation humaine ou animale, comme le maïs ;
- pas de déchets ménagers.
Le site d’E-CHO dans le bassin de Lacq a été retenu après une analyse approfondie des ressources en biomasse disponibles, qui a confirmé la faisabilité du projet au regard du gisement mobilisable.

Une note de synthèse des études de gisement menées pour le compte du projet est disponible ici.
En complément, la CNDP a mandaté le cabinet indépendant Solagro pour porter un regard critique sur ces études dans le cadre d’un « dire d’expert ». Ce rapport est disponible ici.
Depuis la publication, en février 2025, de la note de synthèse des études de gisement, l’évaluation des ressources mobilisables a été actualisée et complétée. Elle intègre désormais notamment les cultures à vocation énergétique, comptabilisées au titre de la biomasse agricole. Le gisement agricole mobilisable est ainsi évalué à 1,02 million de tonnes de matière sèche par an, contre jusqu’à 400 000 tonnes dans la précédente synthèse.
Ces ressources mobilisables se répartissent en trois grandes familles de biomasse : le bois-énergie, la biomasse agricole et le bois-déchets. Pour chacune d’elles, l’évaluation tient compte des caractéristiques propres à la ressource ainsi que des usages existants.

Les besoins d’E-CHO mis en perspective
Le projet utilisera 300 000 tonnes de biomasse sèche par an, provenant majoritairement du bois-déchets et de la biomasse agricole.
Le procédé de production e-bio retenu pour E-CHO est particulièrement efficace : il permet de réduire les besoins en biomasse d’un facteur 2 à 3 à production équivalente (voir le rapport du Shift Project et Aéro Décarbo, Pouvoir voler sans pétrole).
Il valorise directement le carbone contenu dans la biomasse, tandis que d’autres voies de production de SAF utilisent du CO₂ biogénique, lui-même issu d’une transformation préalable de biomasse.

Des volumes sécurisés

Un plan d’approvisionnement validé sous l’égide de l’État
Le plan d’approvisionnement d’E-CHO a reçu un avis favorable des cellules biomasse de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, avant d’être approuvé par la préfecture de Nouvelle-Aquitaine.
Sa mise en œuvre fera ensuite l’objet d’un suivi et de contrôles par les services de l’État pendant toute la phase d’exploitation.
Focus sur les besoins forestiers du projet E-CHO

Un contexte en évolution
Les études indépendantes et contre-expertisées conduites et consolidées entre 2022 et 2025, fondées sur les données de l’IFN/IGN, évaluent à 838 000 tonnes de matière sèche par an la disponibilité forestière à vocation énergétique, après prise en compte des prélèvements existants et de la mortalité.
Depuis, plusieurs évolutions sont venues modifier les conditions de mobilisation de la biomasse. L’abandon du projet ORPINIA et la suspension de Miraïa représentent une baisse de 368 000 à 418 000 tonnes de matière sèche par an des consommations industrielles futures qui étaient envisagées.
À cela s’ajoutent les bois de crise issus des incendies et tempêtes de 2026, qui ne sont pas comptabilisés dans les 838 000 tonnes de matière sèche par an de gisement de bois-énergie. Ils représentent un stock brut actuellement estimé à environ 1,6 million de tonnes de matière sèche.
Un approvisionnement au service des filières
Pour la filière bois, le projet E-CHO pourrait soutenir entre 600 et 700 emplois, dont 150 à 200 emplois spécialisés dans la coupe, le broyage, le transport ou encore la conduite d’engins.