Histoire et prochaines étapes
- 07 oct
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La production de carburants par procédé Fischer-Tropsch existe depuis le début du XXe siècle.
Historiquement utilisée à partir de charbon, cette technologie fait l’objet depuis les années 2010 de travaux visant à utiliser de la biomasse pour produire des carburants bas-carbone.
Depuis, plusieurs démonstrateurs industriels ont permis de tester, valider et optimiser ces technologies. E-CHO s’inscrit dans cette continuité : après seize ans de recherche et de démonstration, le projet vise aujourd’hui leur passage à l’échelle industrielle dans le bassin de Lacq.
Une technologie développée et démontrée dans la durée
La production d’e-biokérosène prévue sur le site E-CHO s’appuie sur la technologie BioTfueL®, développée dans le cadre d’un programme de recherche et d’innovation lancé en 2010 par six partenaires : Avril, Axens, le CEA, IFP Energies nouvelles (IFPEN), TotalEnergies et ThyssenKrupp Industrial Solutions, avec le soutien de l’État.

Cette technologie a ensuite été testée, validée et optimisée sur deux sites complémentaires : à Venette, pour la préparation de la biomasse, et à Dunkerque, pour sa transformation en carburants.
En 2021, le programme BioTfuel® est entré dans une phase de commercialisation. BioTJet, l’une des unités d’E-CHO, s’inscrit dans cette continuité : passer d’une technologie démontrée à son déploiement à l’échelle industrielle.
De la recherche à la mise en service : les grandes étapes

Où en est E-CHO aujourd'hui ?
Avec le dépôt, fin novembre 2025, du dossier de demande d’autorisation environnementale, une première phase majeure du développement du projet s’est achevée. E-CHO est désormais entré dans une nouvelle étape, qui associe l’instruction réglementaire et la poursuite des études d’ingénierie détaillées.
L’objectif est de réunir les conditions nécessaires à la décision finale d’investissement. La suite du projet dépend notamment de l’obtention des autorisations administratives requises.
Un objectif de mise en service à l’horizon 2030
Les politiques européennes et nationales prévoient une augmentation progressive de l’utilisation des carburants durables pour décarboner les secteurs difficiles à électrifier directement, comme l’aviation et le transport maritime.
Dans ce cadre, la mise en service d’E-CHO est prévue à l’horizon 2030, avec l’ambition de contribuer au développement en France d’une production industrielle de carburants bas-carbone et à l’émergence d’une nouvelle filière nationale.